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Nature et Alimentation : Alimentation > Alimentation et Santé > Se nourrir sainement

Alimentation et Santé

Se nourrir sainement pour vivre plus longtemps mais surtout pour vieillir en bonne santé
Compte-rendu d'une conférence de Stéphanie BASSY, naturopathe


Bien s’alimenter nous évite de tomber malade et, lorsque nous sommes malades, cela potentialise notre guérison. L’alimentation est essentielle pour assurer toutes les fonctions vitales de l’organisme. Aujourd’hui, l’offre de produits alimentaire est de plus en plus grande sur le marché, nous avons le choix de bien nous alimenter et nous devrions donc être en meilleure santé. Pourtant, nous privilégions la quantité à la qualité et la majeure partie de la population souffre de malnutrition (par carences ou par excès). Ce qui se traduit par des maladies de société comme l’obésité, le cancer, l’hypertension, le diabète, le cholestérol ou encore l’infertilité.
Chaque espèce a une alimentation qui lui est propre. Les granivores, une grande partie des oiseaux, ont un métabolisme adapté pour s’alimenter de graines. Les humains sont à l'origine des frugivores : ils ont des mains qui peuvent cueillir (présence d’un pouce), une dentition et une anatomie digestive adaptée à la consommation de fruits frais et de baies. Lorsqu’une espèce modifie son régime alimentaire, elle développe des maladies, c’est ce qui a pu être constaté par exemple chez les pigeons, les pigeons de ville souffrent de diabète car ils se nourrissent exclusivement de ce que leur jettent les passants et ce sont rarement des graines... Il en va de même pour nous.
La cause des maladies observées n’est pas due au seul facteur de la malnutrition : la sédentarité, le stress, la pollution environnementale, l’évolution sociale et en particulier le vieillissement de la population, les résidus de pesticides qui se trouvent dans les aliments traités y contribuent également. Mais la qualité de l’alimentation est un atout indéniable pour donner à notre corps la capacité d’être en bonne santé.
Notre alimentation doit être riche en macronutriments :
  • en protéines pour leur rôle très important dans la structure du corps
  • en lipides avec des acides gras saturés pour leur rôle énergétique (lutte contre le froid ou exercice physique intense), les acides gras monoinsaturés (oméga 9) pour leur rôle de protection du système cardio-vasculaire et les acides gras polyinsaturés (oméga 3 et 6) qui entrent plus particulièrement dans la composition de la membrane cellulaire
  • en glucides pour leur rôle énergétique immédiat avec les sucres rapides et à moyen terme avec les sucres lents

Elle doit également contenir des micronutriments :
  • des minéraux qui entrent dans la composition de tous les tissus du corps et sont indispensable pour assurer un métabolisme normal
  • des oligo-éléments
  • et des vitamines indispensables à la vie

En France, la répartition entre les différents macronutriments ne convient pas aux besoins de notre organisme : nous mangeons trop de protéines (17% pour 10 à 15% recommandé) et trop de lipides (39% pour 30% recommandé) qui plus est sous forme principalement d’acides gras saturés, et nous ne mangeons pas assez de glucide (44% pour 50 à 55% recommandés) dont une consommation majoritaire de glucides rapides.
Par ailleurs, on peut constater qu’un grand nombre d’aliments sont dénaturés par un certain nombre de pratiques courantes :
  • la chimie agricole : pesticides et en particulier combinaison entre les différents pesticides dont les effets sur la santé ne sont pas testés.
  • les produits chimiques intégrés aux aliments : additifs, conservateurs, colorants, agents de saveur.
  • le raffinage : perte d’une grande partie des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments. Les aliments raffinés deviennent des calories vides.
  • l’ionisation ou l’irradiation : procédé utilisé pour tuer différentes bactéries, augmenter la durée de stockage des aliments et éviter leur germination. Il détruit les vitamines et fait apparaître de nouveaux composés chimiques comme les radicaux libres qui génèrent un vieillissement cellulaire prématuré.
  

  


  • le stockage prolongé qui entraine également l’apparition de radicaux libres.
  • la cuisson des aliments à température élevée qui génère des composés cancérigènes.

D'une manière générale, il est préférable de consommer des aliments d’origine biologique pour éviter la concentration des pesticides. Le principe de précaution concernant l’utilisation des pesticides n’étant pas appliqué en France, l’AFSSA elle-même, Agence Française de Santé de Sécurité Sanitaire des Aliments, recommande de privilégier le bio.

Enfin, il convient de respecter quelques principes de base dans notre comportement alimentaire :
  • Manger dans un calme relatif pour ingérer les aliments en en ayant pleinement conscience.
  • Bien mastiquer pour faciliter la digestion.
  • Manger avec frugalité. Il est souhaitable de sortir de table avec une toute petite faim sachant qu’il faut compter 20 minutes avant que l’information de satiété arrive au cerveau. Il vaut mieux manger juste à sa faim car trop manger encrasse et fatigue l’organisme.
  • Respecter 3 à 4 heures entre les repas pour éviter que le corps soit toujours en phase de digestion et qu’il s’intoxique.
  • Ne pas mélanger les fruits avec les autres aliments. Manger un fruit jusqu’à 30 min avant un repas (sauf la banane qui demande un peu plus de temps de digestion) ou bien 3 à 4 heures après. Cette dissociation permet d’éviter les fermentations digestives qui causent des désagréments indélicats en société, et évite la fabrication de composites toxiques qui sont néfastes pour la flore intestinale.
  • Boire 1 litre d’eau par jour (hors thé, tisanes, bouillons, …)
  • Faire de l’exercice physique : l’idéal est de marcher chaque jour 20 à 40 minutes, si possible en pleine nature. Ca favorise une meilleure circulation sanguine et une meilleure oxygénation cellulaire qui permet notamment de mieux gérer son stress.

Ne vous laissez pas impressionner par toutes ces consignes, quand il n’existe pas de pathologie particulière qui contraigne à un régime strict, un changement d’habitudes alimentaires peut prendre jusqu’à 7 ans : découverte de nouvelles saveurs, goût à cuisiner, vigilance dans le choix des aliments, … C'est l'apprentissage d'un nouveau mode d'alimentation.



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