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Dossier OGM

11 bonnes raisons de refuser les OGM, par Jacques PALTZ


Sur Terre il y a 3 règnes + 1 :
  • Le règne minéral,
  • Le règne végétal, qui puise dans le premier, pour se nourrir, avec la photo-synthèse chlorophyllienne,
  • Le règne animal, qui, directement ou indirectement, puise sa nourriture dans le second,
  • Enfin, il y a un règne « parallèle », sans lequel les différentes phases de la vie, ne pourraient pas se faire, et qui est celui des champignons et des micro-organismes.

Hormis le règne minéral, les individus vivants possèdent un capital génétique, caractéristique au règne, à l'espèce, à la race et même à l'individu. Les échanges d'informations chromosomiques, ne peuvent pas se faire naturellement, entre espèces, c'est d'ailleurs ce qui différencie les espèces (alors que les échanges sont possibles entre races). Evidemment, les échanges sont, à plus forte raison, impossibles entre règnes. C'est pourtant ce que l'homme s'acharne à faire, en introduisant contre nature, des informations génétiques, par exemple d'un végétal, dans le patrimoine d'un animal, ou réciproquement. C'est très différent lorsqu'on sélectionne des végétaux ou des animaux, pour avoir des caractéristiques particulières, on ne fait qu'utiliser et sélectionner les informations existantes au sein d'une espèce. Avec la transgénie, on mélange tout, et on introduit dans une espèce, pire, dans un règne, des informations qui n'y étaient pas. Ne pourrions-nous pas nous demander pourquoi, la nature, ne l'a pas fait ?

Pourquoi les manipulations génétiques sont dangereuses, alors que l'idée de faire des organismes génétiquement modifiés peut paraître parfois séduisante ?
1) Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un parasite, on peut y voir un intérêt à ne plus avoir à utiliser de pesticides, tant en ce qui concerne l'agriculteur que pour l'environnement. L'expérience montre qu'il en est autrement. Il arrive avec les OGM, ce que l'on a connu pour l'usage systématique (et donc abusif), des antibiotiques, à savoir : la mutation des germes, qui finissent par devenir résistants. Au lieu de résister au parasite d'origine, c'est la plante qui voit ce dernier muter pour lui résister. Tout est alors à refaire, sauf que là, il n'y a plus dans la nature de gène pour lutter contre le parasite devenu résistant. Le danger est tel, que les apprentis sorciers qui mettent ces OGM sur le marché, sont obligés de demander aux agriculteurs de semer une partie de graines non modifiées, pour contenir (si possible), les mutations du parasite...! Il faut aussi considérer un autre aspect du problème : en introduisant un gène capable de synthétiser un pesticide, non seulement on modifie l'écologie interne du végétal, qui ne correspond plus à ce que l'on attendait de lui, mais cela revient à consommer le pesticide...

2) Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un désherbant, cela permet d'utiliser ce désherbant, sans précaution pour la plante. Là, l'intérêt est à l'évidence pour le fournisseur de l'OGM, qui est aussi le fournisseur du désherbant correspondant au gène introduit. Parce que pour ce qui est des consommateurs, c'est une plante gorgée de désherbant qu'ils ingurgitent... Et de fait, les OGM augment de façon considérable l’usage des pesticides ! Quant à l'environnement...

3) Lorsqu'un gène est introduit dans un organisme, on crée de toute pièce une nouvelle variété ou race. Les promoteurs de cette pratique disent que cela enrichit la bio-diversité. En pratique, c'est l'inverse qui se produit. Sous la pression des producteurs, les agriculteurs n'utilisant plus les variétés naturelles, elles tendent à disparaître, pour ne plus conserver que les OGM. C'est d'ailleurs le but commercial des fournisseurs d'OGM, ce qui est facile à comprendre (mais inacceptable).

4) Lorsqu'un gène est introduit dans une plante, son pollen est disséminé par le vent et les insectes, et le gène introduit, échappe alors à tout contrôle.

5) Il est choquant et inquiétant de voir briser les barrières naturelles, établies entre les espèces, et à plus forte raison, entre les règnes (végétal et animal). On est en droit de penser que la nature n'a pas mis ces barrières sans raisons impérieuses. Quelles conséquences auront ces transgressions...?

6) L'agriculture biologique (et/ou biodynamique) et la médecine naturelle (naturopathie) sont, dans bien des cas, des réponses alternatives aux questions servant de "justifications" aux manipulations génétiques. Pourquoi ne sont-elles pas plus enseignées et encouragées ? Plus que tout, le principe de précaution, inscrit dans la constitution, doit être appliqué aux manipulations génétiques. L'équilibre écologique est fragile, c'est à présent une évidence pour tous ! Toute modification peut avoir des conséquences à terme, sans commune mesure avec la cause initiale, au point que l'humanité peut se trouver confrontée à des phénomènes qui la dépassent. Malheureusement, la boîte de Pandore est ouverte. Or, si l'homme s'est donné les moyens de modifier son environnement et d'intervenir au cœur des processus vitaux, il a oublié de cultiver les valeurs morales et spirituelles, qui font la vraie sagesse.

7) L'ADN est le résultat de milliards d'années d'adaptations. C'est une suite logique et harmonieuse de bases (T.C.A.G.), disposées selon une suite mathématique rigoureuse. Or, "greffer" un gène parasite, étranger (y compris au règne en question), revient à chambouler toute cette harmonie. Car ce gène se place de façon incontrôlée, comme si on ajoutait, au hasard, une partition de musique baroque dans une symphonie de Beethoven ! Le résultat serait de passer de l'harmonie à la cacophonie. Génétiquement, c'est monstrueux (dans tous les sens du terme). L'ordre millénaire est détruit, avec des conséquences irréparables, effrayantes, notamment le risque de mutations "folles". En effet, la nature cherchera "coûte que coûte" à rétablir un ordre plus ou moins "naturel", et là, le résultat est inconnu !

8) L'ADN n'est pas tout dans l'hérédité : Il y a un monde entre la présentation simplifiée du rôle des gènes, tel qu'il était imaginé et tel qu'il est en réalité. Or, on continue de faire croire à cette vision simpliste, notamment lors des quêtes publiques, où on laisse espérer des applications thérapeutiques génétiques improbables, alors que l'on néglige l'interaction constante de l'environnement avec ces gènes. On sait désormais que des modifications non codées dans les gènes affectent l'information transmise. Elles joueraient un rôle dans le développement de l'organisme, dans son vieillissement et dans l'apparition des cancers. L’environnement, notamment les pollutions (chimiques, électromagnétiques, radioactives...), ont une influence déterminante. Tous les travaux sur les clonages et surtout sur les OGM, sont donc remis en cause. Introduire un gêne étranger dans l'ADN sans tenir compte de ces éléments dits "épigénétiques" est criminel.



9) Les Organismes Génétiquement Modifiés ne sont testés que 3 mois... sur des rats..., avant de nous les donner à manger. Pourtant, les études approfondies du Dr Arpad Pustzai, sommité mondiale dans le domaine de la transgénèse, ont démontré, il y a plus de 6 ans, que des rats nourris avec des pommes de terre génétiquement modifiées, voyaient leur système immunitaire endommagé et leurs organes diminuer de taille. Cette publication a d'ailleurs valu son renvoie du jour au lendemain, du "Rowett Institute" d'Aberdeen. D'autres études, cachées par les fournisseurs d'OGM (mais connues des autorités), ont montré des altérations aux reins, au foie et aux organes génitaux, sur des rats nourris avec des OGM (un excellent reportage diffusé sur Canal+ est disponible... et éloquent à ce sujet). De là à penser que les études sont limitées à 3 mois pour cette raison ?

10) Des idées absurdes ou délirantes : Par exemple : Introduire dans du riz, un gène pour synthétiser du beta-carotène (notamment), afin que le riz, comme la carotte, produise ce précurseur de la vitamine A... Il est précisé que cela servira aux populations carencées en vit. A, et que cette création, sera mise gracieusement à disposition des dites populations. Or :
  • Il y a une différence majeure entre le riz qui est une CEREALE, qu'i faut IMPERATIVEMENT FAIRE CUIRE, et la carotte, qui est un LEGUME (une racine sucrée), parfaitement consommable CRUE, condition pour bien utiliser la provitamine A.
  • La nature sachant parfaitement produire les carotènes, notamment dans les carottes, ne serait-il pas PLUS SIMPLE, PLUS LOGIQUE et PLUS SAGE de faire un programme pour favoriser la culture et la consommation de ce légume délicieux, aux populations qui n'ont pas la chance de le consommer ? En jus cru ou râpées, les carottes sont une source naturelle, simple et peu coûteuse de beta-carotène (que le foie transforme en vitamine A). Pas besoin pour cela de jouer les apprentis sorciers, pseudo-désintéressés. Apprentis sorciers qui font semblant de ne pas savoir distinguer une céréale d'un légume, des fois que les consommateurs ne s’apercevraient pas de la supercherie...
  • Avec 100.000 variétés naturelles de riz et des carottes, choux ou mangues, plusieurs milliers de fois + riches en provitamine A, on peut faire, en plus, une alimentation variée !
Autre exemple : Le gazon transgénique, résistant aux herbicides. Il contamine des graminées à plus de 20 km à la ronde et il permet de déverser sans compter des herbicides qui polluent les nappes phréatiques... mais quels beaux terrains de golf ça fait...
Encore un exemple : Le chat OGM hypo-allergique, dont on a modifié un gène producteur d'une protéine allergène. Or :
  • Est-ce prudent de supprimer au chat cette protéine, alors qu'on ne sait pas quelle est son utilité ?
  • D'autres protéines sont allergènes et il y a tout lieu de parier que ceux qui auront acquis ce chat à grands frais, finiront par retrouver leur allergie.
Dernier exemple : De la cocaïne OGM ! Parmi les 17 espèces d'érythroxylons qui produisent l'alcaloïde cocaïne, seules 2 espèces avaient des concentrations suffisantes pour en justifier la culture de masse et l'extraction de la cocaïne : erythroxylon coca et erythroxylon novogranatense. Ces deux cocaïers produisaient jusqu'à présent l'intégralité de la cocaïne consommée dans le monde. Or, les trafiquants utilisent désormais une variété génétiquement modifiée...! Il faut savoir que le marché de la cocaïne est un marché mondial si énorme, que les organisateurs/bénéficiaires peuvent financer des recherches sur les OGM ! On ne sait pas si les OGM sauveront l'humanité, mais on est certains maintenant qu'ils contribueront à l'empoisonner...

11) Un objectif financier : Les OGM sont la possibilité de déposer des brevets, ce que ne permettent pas les variétés naturelles. C'était déjà la raison justifiant la synthèse de molécules chimiques originales, mais cette recherche est de plus en plus aléatoire et coûteuse. Les OGM brevetables, sont LA solution pour l'exploitation commerciale du vivant par les grandes firmes multinationales ! Par contre, à terme, c’est un désastre financier pour l’agriculteur, conduisant parfois au suicide. A noter que les assureurs refusent d’assurer les risques liés aux OGM.

On constate que la Commission qui profite d'une procédure communautaire inique au terme de laquelle elle peut, même contre l'avis d’Etats-membres, décider seule de les leur imposer. Après le scandale des farines animales et du poulet à la dioxine, Bruxelles est bien décidée à ne pas protéger les européens au profit des multinationales agrochimiques dont elle est le bras armé en Europe et dont l'objectif est de disséminer les OGM de telle sorte que leur présence devienne irréversible et leur permette de mettre la main sur les très juteux marchés agroalimentaires.
Il faut exiger :
  • l'application absolue du principe de précaution par l'arrêt immédiat et l'interdiction totale de toute culture et de tout essai d'OGM en milieu ouvert.
  • l'étiquetage et la traçabilité obligatoire sur l'ensemble des produits alimentaires, y compris issus d'animaux ayant consommé des OGM (80%) et en abaissant le seuil d'exemption d'étiquetage en cas de présence fortuite à 0,1% (comme c’est décelable et comme en Allemagne), et non pas à 0,9 %.
  • l'interdiction absolue du brevetage du vivant (révision de la directive 98/44 qui l'autorise), lequel doit rester dans le patrimoine inaliénable de l'humanité.


Jacques PALTZ, aromathologue, il a reçu le Grand Prix Humanitaire de France et le Mérite et Dévouement Français pour services rendus à la santé publique.

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