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Solidarité : Economie sociale et solidaire > Emploi dans l'ESS

L'emploi dans l'économie sociale et solidaire

Compte-rendu du forum organisé par l'AFIJ - Association pour Faciliter l'Insertion des Jeunes Diplômés


Les participants :
Pour présenter la définition de l'économie sociale et solidaire : Marielle VALLON du CRESS – Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire.
Pour animer le forum : Jean-Pierre LANFREY de Maïs International – Mouvement action information international solidarité.
Et pour témoigner de l'activité des établissements de ce secteur :
  • Stéphan ANTARAMIAN de l'ADIE – Association pour le Droit à l'Initiative Economique
  • Pierre REVEL de l'AFVP - Association Française des Volontaires du Progrès
  • Chantal DAVENNE de l'école de musique du Pays d'Aix
  • Jean-Dominique GIACOMETTI du pôle Activité de services du Pays d'Aix
  • Laetitia PARAVISINI de l'entreprise de commerce équitable Terra Madre


L'économie sociale et solidaire c'est d'abord une organisation d'entreprise sous forme associative, coopérative ou mutuelle. Elle est porteuse de valeurs particulières que sont la liberté, l'égalité et la solidarité, et s'exerce généralement avec une forte notion de proximité. Les statuts de ces structures permettent une production collective de biens et de services dont les excédents sont réinvestis dans le projet, ou à travers les salariés, ou encore dans des projets d'intérêt général. Pour autant, l'économie sociale et solidaire n'est pas l'économie du pauvre, elle n'est certes pas intéressée par le profit mais elle l'est en revanche par les bénéfices. L'image habituellement associée à ce secteur est une image de petites structures, peu professionnelles, qui proposent des emplois précaires. C'est une fausse idée, il existe des structures de 800 employés avec des contrats classiques et des salaires qui vont, comme partout, du SMIC à des revenus de cadres et de directeur. Ce secteur qui a un fonctionnement alternatif est néanmoins une composante à part entière de l'économie du pays, il est d'ailleurs souvent vecteur d'innovation.

L'économie sociale et solidaire est très peu connue, elle est peu présente dans les médias et peu étudiée dans les programmes scolaires. Les entreprises de ce secteur ont d'ailleurs généralement un budget de communication très restreint. Pourtant, en France, la moitié du pays vit de l'économie sociale et solidaire et 20 millions de personnes en bénéficient. En 2009, la région PACA compte 46 000 établissements dans l'économie sociale et solidaire dont 16 000 sont employeurs, ce secteur représente environ 13 % de l'emploi privé dans cette région. En France, elle emploie 3 millions et demi de personnes et, d'ici 2020, 62 000 personnes partiront en retraite dont 10 000 cadres. Les domaines les plus créateurs d'emploi dans l'économie sociale et solidaire sont le social, le médico-social et la santé, les sports-loisirs et la culture ainsi que le service aux entreprises. Le domaine du tourisme est actuellement en plein développement.



Pour illustrer le propos, observons quelques exemples d'établissement du secteur de l'économie sociale et solidaire. L'ADIE, Association pour le Droit à L'Initiative Economique, est une association nationale reconnue d'utilité publique qui propose des micro-crédits aux personnes qui souhaitent créer une entreprise mais qui n'ont pas accès au crédit bancaire du fait de leur situation précaire. C'est le transfert d'un système créé pour les pays en voie de développement (lire Le micro-crédit à la Grameen Bank) dans un pays développé. L'association emploie 400 salariés et compte un millier de bénévoles. En 2008, l'ADIE a financé des micros-crédits pour 10000 projets portés par des chômeurs qui ont pu ainsi créer leur entreprise en France.

Travailler dans l'économie sociale et solidaire, ce n'est pas uniquement travailler dans le milieu associatif, c'est également intégrer des entreprises comme Terra Madre qui commercialise des produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable. Cette entreprise s'approvisionne aussi bien dans les pays du sud : Inde, SriLanka, Thailande, que localement en France où elle trouve des produits comme le safran ou le miel. Sa créatrice connait personnellement les coopératives avec lesquelles elle travaille et s'attache à inscrire ces relations dans la durée. Pour compléter cette démarche sociale et solidaire, c'est un CAT - Centre d'Adaptation au Travail, qui réalise les conditionnements et produit également des herbes et des aromates en bio pour Terra Madre. De même, pour la distribution des produits, cette entreprise privilégie les magasins bio, car sont des magasins à taille humaine dans lesquels il est encore possible d'obtenir un conseil avisé. L'exemple de Terra Madre démontre qu'il est possible de vivre de ce type d'activité et que cette économie peut à terme devenir classique et concurrentielle avec l'économie de marché.

Prenons un dernier exemple dans le domaine de la culture. La culture n'est pas un produit ou une marchandise, elle propose des actions qui conduisent à vivre ensemble. La diversité culturelle et l'expression de l'art donne la primauté à l'expression et à la reconnaissance des différences. C'est en cela que la culture relève de l'économie sociale et solidaire car elle peut être vecteur d'insertion. Un projet récemment mis en œuvre par l'école de musique du Pays d'Aix a démontré qu'intégrer à une équipe de production de spectacle des personnes en difficulté sociale peut leur servir de tremplin pour un retour à l'emploi.

L'économie sociale et solidaire, c'est une façon différente de vivre son rapport à l'autre, une manière de vivre, du sens de vivre, c'est un état d'esprit avant tout.

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