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Solidarité : Actions humanitaires > Préserver l'alimentation locale au Cameroun

Préserver l'alimentation locale pour tous au Cameroun

Association CHASAADD - CHAine de Solidarité et d'Appui aux Actions de Développement Durable


Elisabeth ATANGANA, une camerounaise, s'est engagée dans la vie associative depuis 30 ans pour améliorer les conditions de vie et de travail des producteurs ruraux. Elle a fondé l'association CHASAADD.
Elle a commencé par œuvrer à la mise en commun d'équipements ménagers pour alléger le travail des femmes, puis à la mise en commun de moyens pour permettre le déploiement d'initiatives génératrices de revenus. Elle a également obtenu un accès privilégié aux instances de l'état pour pouvoir plaidoyer et faire entendre ses idées orientées sur 3 axes majeurs :
  • L'accès à l'eau
  • L'information, la communication et la formation
  • La mobilisation de ressources financières, car sans argent il s'avère impossible de développer les 2 premiers axes
Résultat, 72 puits ont été installés dans les villages. Les enfants ont été envoyés à l'école, la santé s'est améliorée ainsi que les habitats. Des relais ont été créés dans chaque village pour transmettre les informations et capitaliser les améliorations. La FOCAOB – FOnd Commun d'Appui aux Organismes de Base a été mise en place pour permettre le développement de l'épargne et la distribution de microcrédits.

Jérome LAPLANE, un agriculteur bio fondateur d'une des premières AMAP en Provence, a rencontré Elisabeth au Portugal en 2005 lors d'un colloque sur les AMAP. Lorsque Elisabeth l'a recontacté en 2008 pour lui faire part des difficultés rencontrées au Cameroun avec les émeutes de la faim causées par l'augmentation du cours mondial des matières premières, il a eu l'idée de créer une association française pour soutenir les actions engagées par la CHASAADD : l'association CHASAADD-France. Il s'est d'ailleurs rendu sur place pour se rendre compte de la situation et réfléchir aux moyens à mettre en œuvre. L'idée est de donner aux paysans les capacités de travailler plus efficacement pour dégager des bénéfices en produisant du surplus (hors part vivrière) et de les aider à mettre en place une gestion de bout en bout de la chaine de production : de la décision d'installer une culture à la vente de la production, en passant par son exploitation et sa récolte.

L'association française poursuit 3 objectifs :
1. Redynamiser la CHASAADD Camerounaise
Le budget nécessaire est estimé à 10 000 €/an pendant 3 à 5 ans, période permettant d'atteindre l'autonomie financière. Pour répondre à cet objectif, l'association française a établit un projet qui comporte plusieurs volets.
Un premier volet consiste à développer des activités lucratives sur place et à créer un magasin là ou se trouvent les locaux de l'association (vente des produits issu de l'élevage, vente des briques de terre fabriquées, ...).
Un second volet concerne le réapprentissage des techniques agricoles. Le Cameroun sort d'une période de 30 ans de monoculture de cacao avec des paysans asservis aux pratiques intensive et à l'utilisation de produits chimiques, période pendant laquelle les techniques agricoles se sont perdues. L'association envisage de mettre en place une bibliothèque technique et de travailler plus particulièrement sur la filière maraichage en prescrivant le non emploi de pesticide. Ce choix intégrant certes le caractère toxique de ces produits, mais plus encore la problématique des coûts engendrés (un bidon de pesticide coûte environ 80€ alors que le niveau du SMIC sur place est de l'ordre de 50€). Pour relancer les cultures un peu plus efficacement, elle recommandera par exemple l'utilisation de compost fabriqué à partir de fumier d'élevage ou de compost issu de toilettes sèches familiales. L'association pourra également apporter des conseils sur le temps de jachère et l'utilisation d'engrais verts. A ce sujet d'ailleurs, une refonte de la formation agricole a lieu actuellement au Cameroun. L'association française envisage de solliciter le ministère français de l'agriculture pour mener des actions auprès des instances Camerounaises. De même, il est nécessaire de créer une banque de semences : une telle banque prête un stock de semences aux paysans demandeurs qui rendront ultérieurement en semence l'équivalent de ce qu'ils ont empruntés, ainsi la banque reste pérenne. L'idée est de proposer des semences permettant une culture maraîchère variée.
Un troisième volet doit répondre au besoin d'échanges entre paysans et par filière dans un esprit de partage et de mutualisation des connaissances.



Un quatrième volet concerne les actions sur le foncier. Au Cameroun, les fermes sont bâties au bord des pistes avec, à proximité immédiate, des champs de cacao qui ne rapportent plus rien. Tandis que les champs cultivés, eux, se situent à 2 ou 3 km de là et sont accessibles à pied via des chemins sinueux à travers la brousse. L'idée est de redistribuer les parcelles en les rapprochant des maisons des paysans et de réduire la taille des parcelles pour obtenir de meilleurs rendements sur une terre mieux gérée grâce à l'utilisation de compost et de techniques appropriées.

2. Augmentation des capacités de microcrédit
L'épargne est actuellement développée dans 44 villages autonomes avec des relais locaux. Chaque famille met en épargne 1€50 par mois lorsque c'est possible. Par exemple, dans un village d'environ 80 familles, 27 familles ont pu le faire durant une année. Cette épargne permet de proposer des microcrédits pour financer les outils de travail de chacun. Le microcrédit est géré de manière globale en ville à Yaoundé par l'association FOCAOB qui est composée de 7 membres dont aucun ne reçoit de salaire. L'argent destinée au microcrédit est mise à disposition contre intérêts dans les villages. Ces intérêts permettant de pérenniser les emplois sur place.
L'association française souhaite abonder le microcrédit pour des actions ciblées. En observant les pratiques sur place, on peut constater par exemple que dans les villages tout est porté à dos d'hommes, le microcrédit favorisera l'acquisition d'ânes ou de poussettes pour faciliter les transports de matières.

3. Réintégrer le riz dans les cultures
De l'aide alimentaire arrive au Cameroun, notamment sous forme de riz, mais ce dernier n'est pas bon, il est collant et composé de brisures. Le riz cultivé sur place en revanche est très bon. Au Cameroun, le foncier agricole est détenu par des familles qui en ont fait la demande aux autorités moyennant des preuves que les parcelles était cultivées dans leurs familles depuis plusieurs génération. Seulement, la propriété n'est pas autorisée partout, il n'est pas possible par exemple de devenir propriétaire des bas-fonds. Seul leur exploitation est autorisée et accordée uniquement aux voisins directement limitrophes. Or les bas-fond sont les endroits où le riz peut être cultivé. Cela représente environ 20 hectares de riziculture possible par village. Ces zones demandent un défrichage important qui ne peut pas être réalisé par le paysan exploitant seul. Il faut donc installer une aide au défrichage gérée au niveau du village ainsi qu'une aide à la mise en culture : achat de semences (via le microcrédit), travail collaboratif rassemblant plusieurs agriculteurs, mise en place de systèmes de captage de l'eau suintante.

Les personnes rencontrées sur place sont vraiment pleine de bonne volonté et cela participe de la motivation générale à les aider à retrouver leur autonomie. En France, l'association souhaite avant tout établir des partenariat avec des personnes : individuellement, de familles françaises à familles camerounaises, avec d'autres associations et avec des ONG. Elle va également faire appel à des moyens financiers nationaux et internationaux en s'appuyant sur le documentaire qui a été réalisé lors du voyage au Cameroun (sortie Février 2009). Ce documentaire a été financé par CFSI – Comité Français pour la Solidarité Internationale, organisateur du Festival Alimenterre.

Plaquette des associations CASAADD-Cameroun et France

Dernier commentaire

par Chois le 27/04/2009

La Chasaadd a maintenant un site web : http://chasaadd.org

François


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