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Solidarité : Consommation > Surconsommation

Surconsommation et Développement durable


Toute la construction de notre modèle économique est basée sur la croissance. Pour une raison simple en théorie: en état de déflation, chacun peut espérer que le produit qu’il souhaite acheter baisse de prix, ce qui induit une spirale de chute de la consommation. Mais on peut également douter de cette équation en constatant par exemple que le marché des nouvelles technologies (informatique, vidéo) est toujours porteur alors que les prix ne cessent de baisser.
Cette avidité de croissance concerne donc avant tout les marchés financiers. Cette économie virtuelle s’apparente aujourd’hui plus à une gigantesque loterie informatisée qu’à un système monétaire au service de l’échange de biens. Nous le constatons de plus en plus à chaque dérapage de ce système, il s’appuie beaucoup plus sur le fantasme de ses opérateurs que sur une quelconque réalité économique. Ce fantasme s’appelle « la confiance des marchés ».

Où est l’écologie dans tout cela ?
Dans le fantasme justement. Aujourd’hui, le fantasme de croissance des marchés financiers se tourne massivement vers ce qui, pour nous, est une valeur de vie. Le nouvel eldorado, la terre promise, la nouvelle bulle de croissance financière, le mouvement de masse, c’est l’écologie, le développement durable.

Si nous nous remémorons les errements de la bulle Internet, nous connaissons bien les effets secondaires des fantasmes des financiers : faute de toute compétence opérationnelle sur les domaines dans lesquels ils investissent, ils induisent la montée en puissance fulgurante d’entreprises non viables. Les lendemains déchantent pour les clients et les employés de ces sociétés. Pire, ce modèle est toujours basé sur la croissance pour la croissance, le profit pour le profit, le sens initial du développement durable cher au consommateur disparait.

Un tel emballement est capable de promouvoir et d’induire un remplacement massif de tout le parc automobile par des véhicules « propres ». Très séduisant en théorie, on en perçoit pourtant facilement les effets pervers : surproduction massive de véhicules pendant une courte période, impact sur les matières premières, mis au rebut massif des anciens véhicules, problème de recyclage, casse sociale dans les entreprises incapables de faire évoluer brutalement leurs modèles.

En approfondissant cet exemple, on imagine aisément qu’il est idéal que le parc se renouvelle au rythme normal de renouvellement des véhicules, c’est dire régulièrement sur 6 à 7 ans, et certainement pas brutalement sur 2 à 3 ans. Détruire prématurément des biens opérationnels n’a rien d’écologique. Ce n’est qu’une illustration qui peut être reproductible à de nombreux biens de consommation. L’effet « bulle » est toujours pervers par sa brutalité.

En tant que consommateurs, essayons donc de ne pas perdre « le sens » de vue. Nous pouvons maintenant nous attendre à ce que toutes les puissances financières, les industriels avec leurs professionnels du marketing, se ruent sur le marché du développement durable avec le profit comme unique objectif. Ce n’est pas forcément incompatible avec le sens que nous recherchons, mais c’est à nous d’être extrêmement vigilant, ce qui n’est pas forcément simple et même parfois impossible.
Pour un avant goût de manipulation, observez actuellement les plus belles publicités télévisées mettant en scène les valeurs humanistes et écologiques. Elles sont généralement l’œuvre des industriels les plus pollueurs. Ce procédé marketing s'appelle le Greenwashing (verdissement d'image ou blanchiment écologique), utilisation abusive des arguments de développement durable pour apparaître socialement et écologiquement responsable et masquer le maintien de pratiques de production néfastes pour l'environnement.

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