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Solidarité : Relocalisation > Les AMAP > Interview

Dossier AMAP

Interview de Jérome LAPLANE - AMAP Croq vert à Roquevaire (13)


Pourquoi avoir choisi l'installation en AMAP ?

D'abord pour le rapprochement entre le producteur et les consommateurs, ensuite parce que ce type de structure me garantit pour six mois d’avoir vendu une grande partie de ma récolte. Ma trésorerie est ainsi assurée et m'est remise d'avance à échéances régulières.
Les consommacteurs partagent avec moi le risque positif ou négatif sur la production et sont de plus en plus présents et engagés. J'ai ainsi pu supprimer un des deux marchés que j'assurais, ce qui me permet d'être plus serein et surtout plus disponible pour les cultures.


Quelle type de production pratiques-tu et sur quelle taille d'exploitation ?

Je pratique l'agriculture biologique depuis 10 ans. J'exploite 4 Ha de légumes et 1 Ha d'arboriculture actuellement en restructuration et 2 Ha de céréales pour produire le grain pour les poules et pour fournir de la paille en vue d'un projet de construction d'une maison d'habitation. J'emploie un collaborateur à temps plein + l'équivalent d'un 3/4 temps en CDD, souvent un agriculteur en apprentissage avant installation.


Comment est distribuée ta production ?

60% de la production est distribuée via l'AMAP qui compte 180 familles soit 110 paniers hebdomadaires (certains paniers sont partagés par 2 familles), 30% est vendue sur un marché de producteurs à Marseille (cours Julien) et 10% directement sur la ferme.


Que demandes-tu à des amapiens ?

Les amapiens s'engagent à participer à la vie de l'association, c'est à dire à gérer la trésorerie, à prendre en charge à tour de rôle la distribution des paniers, à participer à des actions de promotion des AMAP, de l'agriculture biologique, ... Parfois je leur demande un coup de main pour les grosses récoltes et pour certains travaux d'aménagement sur l'exploitation lorsqu'ils peuvent être planifiés le weekend.


Quelles sont aujourd'hui les difficultés rencontrées pour créer une telle exploitation ?

L'installation d'un producteur en AMAP est généralement assistée par une association régionale, comme Alliance Provence en PACA, qui aide le producteur et les consommateurs à se mettre en relation.



Le principal problème se situe au niveau du foncier. Ce problème n'existe pas qu'en PACA, il est mondial. Des groupes de travail se forment actuellement pour élaborer des solutions permettant de garantir par exemple au producteur qu'il pourra exploiter ses terres durant toute sa carrière (Bail de carrière).


Une dernière question pour l'avenir : Existe-t-il des initiatives pour intégrer aux formations agricoles ce type d'exploitation ?

Les initiatives relèvent de la volonté de chaque agriculteur qui décide ou non d'accueillir des stagiaires. D'ailleurs ce type d'exercice est bénéfique, pour le stagiaire qui découvre un mode de production différent du mode conventionnel qui lui est enseigné et pour le producteur car les questions béotiennes du stagiaire peuvent donner lieu à des remises en question. Par ailleurs, l'association Alliance Provence est en cours de définition d'un plan d'action type, support à la gestion d'une exploitation en AMAP, qui précisera, en fonction du nombre d'employés : la surface requise, la capacité de production, le prix de vente applicable, le type de culture adapté à la localisation géographique et le planning d'exploitation. L'agriculteur pourra ainsi organiser son exploitation en fonction de ses clients potentiels.


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