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Corps et Esprit : Evolution personnelle > L'embryologie

A la lumière de l'embryologie

par Olivier SOULIER


L’embryologie résume l’histoire du monde
La première idée serait de penser que toutes les espèces vivantes animales sont assez, voire très différentes. Que leur genèse a des origines et des formes très spécifiques. Mais en fait, un œuf fécondé, aux premiers stades, a le même aspect, qu’il soit destiné à donner un poisson, un oiseau, un mammifère ou un être humain. Mieux encore, c’est ce même point de départ de vie, qui (au stade du premier feuillet) peut donner une paramécie, ou une algue. Puis, si au lieu de continuer à se développer, il se sépare pour donner dès après, le départ d’un deuxième feuillet, il va donner une étoile de mer ou un oursin. Si au départ du deuxième feuillet naît un troisième, alors c’est la lignée des poissons, des oiseaux et des mammifères.

L’être humain n’a pas d’origine différente
C’est simplement le même processus qui se prolonge plus loin de façon plus complexe et complète. L’embryon humain se différencie des algues vers le 6e jour ; des oursins et des étoiles de mer vers le 12e jour, et des larves vers le 15e jour. Il restera semblable aux poissons et aux amphibiens jusqu’au 17e jour. Il ne prendra une forme spécifique de mammifère qu’entre le 19 et le 21e jour. Ce n’est que progressivement qu’il se différenciera de l’aspect des mammifères supérieurs en perdant sa queue et prenant l’aspect définitif d’un être humain, c’est-à-dire vers 7 à 8 semaines.
Dans son développement, l’être humain rejoue toute l’histoire de l’humanité depuis son début. Cela veut dire que chaque grossesse reprend et résume à la fois l’histoire humaine, la croissance et le développement des individus (ou ontogenèse) et l’histoire de la filiation de toutes les espèces, l’évolution des organismes vivants (ou phylogenèse), pour arriver à l’être humain. C’est toute l’histoire du monde qui se refait à chaque nouvelle vie. Une vie humaine n’est donc pas seulement un pas de plus dans le monde, mais toute la vie qui se refait depuis le début pour chaque nouvel être, puis en fin de constitution vient le pas de plus. Puis chacun vivra sa propre vie. Cela veut dire que nous portons en nous toute l’histoire du monde, depuis le début. Plus encore, nous la connaissons car nous y étions, notre conception nous l’a fait retraverser.
Toute cette mémoire est portée par les chromosomes qui nous viennent de la nuit des temps, porteurs de tout ce que les êtres humains ont pu expérimenter pour devenir ce que nous sommes en capacité aujourd’hui.
Ces chromosomes ont traversé toute l’histoire, transmise comme un bâton de relais de génération en génération. Quoi d’étonnant que nous ayons parfois des mémoires " historiques " que nos chromosomes ont vécues. Leur programme ressert à chaque fois, un peu plus perfectionné. Mais il en est à son énième usage.
De ce fantastique chemin, issu de l’animal vers l’humanité, nous avons gardé de nombreux modes de fonctionnement animaux, autant de modes et de réflexes de survie. Quoi d’étonnant que nos troubles de vessie nous informent d’un problème de marquage sexué du territoire (à la manière des loups), c’est-à-dire de notre difficulté à savoir qui est notre partenaire sexuel. Sur ces couches successives, nous avons construit l’histoire et nous sommes le résumé des solutions gagnantes de la vie.

La mémoire transgénérationnelle
Elle peut aussi très bien s’expliquer dans la compréhension du début de la vie. La cellule ovogonie (cellule précurseur) va se diviser par deux fois pour donner l’ovule (qui sera fécondé par le spermatozoïde). Ce processus de double division s’étend d’une génération de femmes à l’autre. Il commence chez une femme, dans le ventre de sa propre mère vers 6 semaines, s'arrête en route, tout en restant "chromosomes ouverts", c’est-à-dire susceptibles de capter tout le vécu. La première division se terminera lors de l’ovulation. Cette première phase aura capté et intégré tout ce que la femme a vécu de sa conception jusqu’à son état de femme fécondable. La deuxième division commence à l’ovulation et se termine avec la pénétration du spermatozoïde. Elle capte tout le vécu de la rencontre, de la séduction, du choix du partenaire et de la réunion des désirs. Les affinités de cerveau à cerveau, tout ce qui va faire le programme de la géniale logique transgénérationnelle. Que de mémoires, il est alors facile de comprendre la base des expressions transgénérationnelles et des intentions de conception.

Que de découvertes !
J’ai voulu dans ces quelques exemples vous montrer la formidable richesse de l’embryologie. Chaque stade peut être une véritable mine de découvertes pour notre être. Enfin, j’ai très envie de raconter l’histoire des jumeaux qui sont dans le ventre de leur mère et qui discutent. " Crois-tu qu’il y a une vie après la grossesse " dit l’un. " Je ne sais pas, lui répond son jumeau, personne n’en est jamais revenu "…

Olivier SOULIER

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