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Le corps et l'esprit

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Dossier Interprétation des maladies

Sens biologique des maladies, par Christian FLECHE

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Chaque maladie a un sens positif, même si la maladie est négative. Elle a un sens biologique, elle est adaptée, comme le bronzage est adapté au soleil. Le fait d’arriver en retard quelque part, le fait d’être licencié, ou le fait de trouver sa femme avec un homme sont des événements extérieurs, sensoriels qui deviennent biologiques au moment où ils rentrent à l’intérieur de soi, ils se concrétisent biologiquement. Je suis poursuivi par un tigre, je suis dans cette émotion biologique et je vais concrétiser cette émotion sous forme d’accélération de mon rythme cardiaque pour pouvoir lui échapper et survivre. Je suis en contact avec le soleil, je brûle. Il va donc y avoir cette phase concrète qui suit une phase abstraite, comme la naissance d’un enfant, où la conception succède à une phase abstraite, à une phase de désir inconscient. Il n’y a pas de conception s’il n’y a pas de désir inconscient de conception, un projet pour cet enfant, dans l’immatériel, qui descend ensuite dans le matériel.

Nous vivons des successions d’instants agréables, neutres ou désagréables qui sont captés par nos cellules pour être en nous. Les événements vont être encodés biologiquement. On touche quelqu’un d’inconnu, on est touché par quelqu’un d’inconnu, pour certaines personnes c’est inconfortable, leur estomac se noue, leur sang afflue à la tête. Un événement va être encodé biologiquement, il va être traduit dans notre biologie car à ce moment-là, une fonction biologique n’est plus satisfaite. L’autre est dans mon espace personnel, dans mon espace de sécurité. Si l’autre rentre dans mon espace de sécurité je vais le chasser et, par exemple, je vais me mettre à tousser pour mettre l’autre à l’extérieur, comme une poussière qui rentre en moi. Comme le cerveau ne fait pas la différence avec ce qui est virtuel, si c’est la présence de l’autre, la proximité, la chaleur, le contact ou d’autres choses. Tous les événements qui arrivent vers moi pour être conscients sont encodés, traduits biologiquement, quoi qu’il se passe.

A chaque seconde, chaque partie de notre corps, chaque cellule, chaque fonction biologique aspire à sa propre satisfaction. C’est bien là, la notion de sens biologique des maladies.

Notre corps est protégé de la brûlure ou de l’excès de froid, nos yeux contemplent des choses, notre langue est en contact avec des saveurs, elle peut dire que le plat est sécurisé, qu’il n’y a pas de toxines à l’intérieur, nos poumons ont besoin d’être satisfaits, d’être en contact avec de l’oxygène, que l’air soit pur et non pas vicié. Chaque cellule de notre corps, chaque partie sans exception, à chaque instant veut être satisfaite dans sa fonction, dans son sens, dans son projet. Chaque partie de notre corps a pour projet de respirer, de digérer, d’éliminer, de s’accoupler, etc...

Il y a beaucoup d’énergie à l’intérieur de ce symptôme non dit, non exprimé, quelque chose qui s’auto alimente. Le fait d’éviter d’y aller, a pour intérêt de ne pas souffrir pour quelque chose que l’on n’a pas su régler ; mais le fait de continuer de l’éviter fera qu’on ne le règlera jamais. Comment différencier le processus d’évitement et la véritable guérison ? Nous allons chercher là où nous avons de la conscience et du confort. Et par exemple, l’épicurien a une stratégie orientée vers le plaisir et l’évitement du déplaisir. Il va continuer à mettre de la conscience là où tout va bien. Ca ne veut pas dire qu’il n’a pas eu de souffrances, ni de malheurs, loin s’en faut. Cette stratégie a un certain intérêt jusqu’à un certain point, mais elle est quand même assez limitée car c’est grâce à ces déplaisirs, à ces frustrations, à ces insatisfactions que nous pouvons grandir ; c’est lorsque quelque chose, en nous, est gêné, dérangé que nous pouvons changer d’étapes. C’est très important de savoir que plus on part dans notre souffrance, plus on va trouver une autre qualité de bonheur.
Ce n’est pas en perpétuant le plaisir que l’on aura plus de plaisir ; et c’est en allant dans la souffrance, non pas par masochisme mais parce que, à un moment ou à un autre, elle est présente : il faut quitter le sein maternel, il faut aller à l’école, il faut à un moment donné partir à la retraite, Ces expériences sont proposées comme des chemins initiatiques, des chemins intérieurs, plein d’énergie et de potentiel inutilisés.


Christian FLECHE


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